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Hôpital Aristide Le Dantec

La construction d’un hôpital est, par définition, un moment important et symbolique. Le nouveau Centre hospitalier universitaire (CHU) sera le signe concret du renouvellement, de la modernité et du progrès.
Cet établissement, dont la conception pavillonnaire avait été poussée à l’excès, ne répond plus aux besoins des soignants, aux attentes des malades, et aux contraintes d’un environnement technique, réglementaire et économique dont les exigences n’ont cessé de croître depuis 20 ans.
Afin de ne plus se dérouter au gré des décisions ponctuelles rendues nécessaires par l’urgence, pour ne plus simplement subir les évolutions de son environnement, l’hôpital Aristide Le DANTEC a décidé de prendre son avenir en main.
Cela l’a conduit à entamer une large réflexion en 1998 sur les objectifs d’un CHU, sur son organisation et sur ses besoins. Le travail mené par l’ensemble de la communauté hospitalière ou universitaire s’est concrétisé par la rédaction d’un plan directeur qui dresse les grandes lignes que le CHU se doit de mettre en oeuvre pour adapter ses structures aux évolutions culturelles, sociales, technologiques et économiques de notre société.
Mon passage en tant que stagiaire à l’Assistance publique hôpitaux de Paris (APHP) sous la direction de Mr ISASA (chef de service de la Programmation technique et de l’architecture), puis plusieurs années passées à l’agence SCAU au sein de l’équipe chargée de la responsabilité conceptuelle du projet de l’hôpital Georges POMPIDOU de Paris XVe entre 1989 et 2000, puis des missions relatives aux infrastructures de santé en Guinée et en Mauritanie ont été particulièrement enrichissants et me permettent aujourd’hui de porter un regard particulier sur les hôpitaux au Sénégal.
Mon parcours universitaire et professionnel me permet de dire qu’il faudrait repenser l’hôpital et l’adapter à notre mode de vie culturel et social pour prendre en charge correctement nos malades et accompagnants dans des structures sanitaires adaptées.
Une réflexion sur la façon dont le milieu hospitalier a été conçu jusqu’à présent en Afrique est urgente et nécessaire afin de réguler les flux migratoires qui transitent dans l’espace
hospitalier : le mot migratoire est utilisé en comparaison d’une substance qui se déplace à l’intérieur d’un corps à savoir « l’hôpital ». L’architecte en est l’organisateur, le praticien doit
établir l’équilibre entre la logique du caractère strict que renferme l’idée hôpital et le monde extérieur « la ville » représentée par le visiteur.
Calqué sur le modèle occidental, l’hôpital sénégalais est mal adapté au mode culturel africain « prendre en charge le malade ».
Dans la culture africaine, l’hôpital ne doit pas être seulement un lieu pour accueillir des malades, mais c’est aussi un lieu de vie où le patient n’est jamais seul face à sa maladie : « Il est très souvent accompagné par une ou deux personnes pendant son séjour d’hospitalisation ».
L’architecte ne peut pas ignorer cette problématique qui implique d’importants problèmes d’organisation qui impactent fortement le fonctionnement des services. Ces problèmes trouvent d’abord leurs origines dans des infrastructures inadaptées. Ceci a pour conséquence une dispersion des efforts, notamment en ce qui concerne les accompagnants.
Assane DIOP, ancien ministre de la santé et de l’Action sociale, disait dans Jeune Afrique Économie (JAE) de septembre 91: « Nos hôpitaux sont submergés. L’hôpital Aristide Le DANTEC à Dakar a été conçu pour accueillir 350 à 400 lits. Il se retrouve actuellement avec plus de 1200 lits, chaque malade est accompagné de deux à trois personnes qui s’occupent de lui. C’est là un problème économique. C’est aussi un problème de comportement social. »
Il convient de prendre en compte les personnes accompagnant les malades dans une approche architecturale, les insérant dans le milieu hospitalier sans altérer le fonctionnement du corps hospitalier et la quiétude des patients.

« Il convient de prendre en compte les personnes accompagnant les malades »

Recherche méthodologique concernant l’architecture hospitalière dans les pays en voie de développement.

L’observation de l’hôpital Aristide Le DANTEC à Dakar m’a permis de développer une approche efficace et pragmatique des problèmes architecturaux liés au développement, sachant qu’une méthodologie n’est pas un “lexique” de recettes toutes faites mais un outil théorique de base que l’on doit manipuler avec soin lorsque l’on l’adapte à un terrain précis.
Nous mettons en évidence les grands groupes de problèmes qui sont toujours liés à l’intervention de l’usager, la prise en compte d’une culture, la légitimité d’une identité, la société dans laquelle elle s’intègre, ainsi que les problèmes politico-économiques qui nous donneront des éléments quant à la nature et à la possibilité d’une intervention.
Ma méthodologie n’a pas la prétention d’être une théorie applicable à toute démarche architecturale dans ce domaine, elle n’est qu’un outil personnel d’analyse qui me permettra d’appréhender la réalité d’un contexte précis avec un programme qui sera soumis au jugement des techniciens et de la population concernés.
Son but est également d’intégrer la population défavorisée des pays en voie de développement dans la réflexion sur l’architecture hospitalière.

aristide-le-dantec-2Fig 1.1 - Etapes du projet

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Fig 1.2 - Esquisse architecturale

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Fig 1.3 – Plannification

Un rôle de premier plan au niveau national et sous-régional mais des infrastructures vieillissantes

Images d’archive

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Fig 1.4 – Plan de l’hôpital des indigénes 1916 (source : Archives de PARIS)

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Fig 1.5 – Hôpital des indigénes 1920 (source inconnue)

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Fig 1.6 – Hôpital des indigénes 1920 (source inconnue)

Etat des lieux

Structure hospitalièe créée en 1913 pour prendre en charge les populations indigènes;
Premier centre hospitalier universitaire (CHU) d’Afrique de l’Ouest en 1969;
Devenu hôpital de référence sous régional;
Flux journalier d’environ 15 000 personnes.

Patrimoine bâti

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Fig 1.7 – Patrimoine bâti

Un rôle de premier plan au niveau national et sous-régional mais des infrastructures vieillissantes

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Fig 1.8 – Etat du bâti (existant en 2013)

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Fig 1.9 – Circulation (existant en 2013)

Aperçu sur l’organisation du nouvel hôpital

Choix architecturaux

1 – La structure autonome non médicalisée dans un hôpital

L’HALD a voulu valoriser une démarche d’accueil en créant une cafétéria et des boutiques ouvertes sur l’extérieur et l’intérieur dans une rue hospitalière.
Elles sont prévues dans un volume situé à l’entrée appelé « la structure autonome non médicalisée », une idée novatrice dans un hôpital.
Les patients en Afrique ont toujours un accompagnant, ce qui reflète une réalité culturelle et sociale. A partir de là, il convient d’intégrer cette donne (accompagnant) dans la conception de l’hôpital, sans perturber sa bonne marche ni nuire sa mission de base.
Une structure autonome non médicalisée dans un hôpital est conçue comme une transition entre la ville et l’hôpital. La rue hospitalière participera, de par sa conception même et localisation, à renforcer le lien entre la cité et l’hôpital.
C’est aussi là que se situe l’hébergement des accompagnants dans des chambres individuelles ou à plusieurs lits avec des services communs à disposition tels que des buanderies , des toilettes, des cuisines.
Cet hébergement des accompagnants, localisé dans un endroit approprié à la périphérie de l’établissement, permettra un meilleur contrôle des accès et préservera les médecins
des perturbations et dérangements habituels dans les hôpitaux aux
heures de soins.

2 – Le service d’hôtellerie (l’hôtel particulier)

Le service d’hôtellerie haut de gamme aura pour vocation de développer un tourisme médical, corollaire d’un développement médical rigoureux et performant à l’exemple du Maroc et de la Tunisie.
En effet, ces pays disposent de structures de santé très rentables au vu du nombre de patients étrangers en hausse constante accueillis pour un bilan sanitaire ou un repos médical.
Ce service de soins particuliers sera le premier atout, indépendamment de la structure autonome non médicalisée, qui permettra une bonne rentabilité et une source d’autofinancement de l’établissement public de santé en proposant un service haut de gamme à une clientèle à fort pouvoir d’achat.
Si, en plus de sa renommée (personnel médical de qualité et professeurs de renom sur le plan mondial), l’hôpital se dotait de ce service de confort dans un espace idéal où règnent
la discrétion et la sécurité, alors l’HALD pourrait revendiquer la prise en charge des cas pour lesquels une évacuation sanitaire hors territoire était jusqu’ici privilégiée.
Situés au 5ème étage avec une vue panoramique sur la mer, les jardins suspendus et l’espace thalasso, des appartements avec un confort de 3 à 5 étoiles (équivalence hôtellerie) pourront
recevoir des autorités civiles et religieuses, des artistes, des chefs d’Etat de la sous-région désirant établir un bilan sanitaire ou à la recherche d’une prise en charge sanitaire discrète et de qualité.

3 – La maintenance

La maintenance des infrastructures et des équipements, souvent négligée, est une fonction cruciale pour le bon fonctionnement de tout établissement de santé.
Situés sous le plateau technique, des ateliers de maintenance seront mis en oeuvre dans la reconstruction de l’hôpital Aristide Le DANTEC dont les équipements, systèmes et technologies seront sélectionnés pour leur capacité à être aisément maintenus dans notre environnement. La modicité des coûts d’exploitation et de maintenance sera un élément clef de succès du projet, un établissement public de santé ne pouvant autofinancer des frais de fonctionnement élevés.
La maintenance des ouvrages et des équipements s’inscrit dans la même logique de maintien en parfaites conditions opérationnelles : il ne sert à rien de construire des bâtiments flambants neufs et coûteux s’il n’y a pas de politique de maintenance.
La maintenance dans les hôpitaux doit se définir par une politique basée sur 3 axes :

Tout d’abord, l’acquisition de matériel devrait se faire uniquement sur achat (les hôpitaux devraient refuser les dons de matériel de seconde main pour ne pas devenir le dépotoir
d’équipements obsolètes ou vétustes venus d’ailleurs et dont les frais de gestion et de maintenance plomberaient les comptes).

Ensuite, la prévention par le recrutement d’ingénieurs biomédicaux qualifiés pour mener à bien le travail de maintenance préventive.

Enfin, l’HALD devrait signer un contrat de maintenance curative avec des fournisseurs de matériel ayant pignon sur rue, et délivrant aussi de bonnes formations.

A quoi ressemblera le nouvel hôpital : aperçu

Les objectifs visés à travers le projet « nouvel hôpital » sont :

  • de disposer d’un établissement public de santé de niveau 4 constituant un centre d’excellence;
  • de développer des activités de recherche et d’enseignement;
  • de disposer d’un plateau technique de pointe et d’infrastructures aux normes;
  • de limiter les évacuations sanitaires vers l’étranger par une nouvelle offre de soins de qualité au Sénégal.

Voici, en primeur, quelques images 3D de maquettes de votre futur hôpital Aristide Le DANTEC.

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Fig 1.10 – Vue aérienne sur le Cap Manuel

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Fig 1.12 – Vue aérienne du plateau technique

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Fig 1.13 – Rue intérieure espace jardin

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Fig 1.14 – Etat d’avancement du projet (Maquette)

Délocaliser l’hôpital, ça mijote !

Depuis plusieurs années, le gouvernement comme certains lobbies préconisent la délocalisation en banlieue, comme solution aux maux de l’hôpital Aristide Le DANTEC. A en croire les opinions exprimées dans la presse nationale, cette position pourrait être liée à des préoccupations sanitaires et économiques ou plus prosaïquement à des intérêts bassement matériels.
Les partisans à la délocalisation de l’hôpital Aristide Le DANTEC font valoir d’éventuels problèmes sanitaires liés à l’implantation en centre ville de l’hôpital, les difficultés d’accès depuis la banlieue, la disponibilité prochaine d’une infrastructure sanitaire de remplacement (hôpital Dalal Jamm), et probablement la valeur du terrain. Cependant, il apparaît particulièrement indiqué de conserver l’implantation actuelle de l’hôpital Aristide Le DANTEC pour plusieurs raisons :
● la présence sur le site actuel de toutes les variables environnementales nécessaires à l’implantation d’une infrastructure hospitalière (quiétude, éloignement des zones de fort peuplement, climat, etc.) ;
● l’existence de bâtiments classés monuments historiques (maternité caractéristique de l’architecture néosoudanaise);
● les valeurs culturelles et historiques d’un lieu ayant vu naître de nombreux notables et autorités du pays;
● l’importance de la clientèle sous-régionale dont l’évacuation sanitaire en banlieue serait difficilement envisageable;
● les délais et moyens importants liés à une éventuelle délocalisation du site ;
● les coûts élevés liés à l’équipement de la nouvelle structure.
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La localisation de l’hôpital Aristide Le DANTEC (HALD) est stratégique du fait des structures gravitant autour : services des armées, hôpital principal (pour la complémentarité des plateaux techniques et des ressources), l’institut Pasteur (pour les analyses poussées).
L’hôpital Le DANTEC est un Centre hospitalier universitaire (CHU) et a donc pour, entre autres vocations, l’enseignement. Ce qui n’est pas le cas de l’hôpital principal par exemple. De ce fait, le CHU, a en son sein, prés de 70 professeurs et plus de 300 médecins.
Aussi, un CHU ne doit pas être à plus d’un kilomètre de la faculté de médecine (celle de l’UCAD en l’occurrence pour la formation des médecins stagiaires de la faculté de médecine). Par conséquent, sa délocalisation l’éloignerait davantage de la faculté qui en dépend.
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L’hôpital Aristide Le DANTEC est situé dans un cadre propice au repos et à la quiétude des malades. Ce qui pourrait contraster avec d’autres sites potentiellement exposés à des problèmes d’inondations, à la pollution industrielle, au bruit, etc.

 
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La réhabilitation (conservation avec remise aux normes des bâtiments existants) parait particulièrement problématique du fait du caractère peu économique de la structure pavillonnaire actuelle (les nombreux transports entre pavillons nécessitent un personnel pléthorique), de la grande hétérogénéité dans les infrastructures existantes, de la non conformité des infrastructures électriques actuelles, de la non conformité des réseaux de données et de la prévention du risque d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public, du coût de réhabilitation. La prise en compte de tous ces points dans un projet de réhabilitation pourrait s’avérer plus coûteuse qu’une reconstruction des infrastructures.
L’hôpital Aristide Le DANTEC a été créé en 1913 pour prendre en charge les populations indigènes. Il fut le premier Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Afrique de l’Ouest.
Devenu hôpital de référence à l’échelle sous-régionale, il dispose d’une capacité de 700 lits pour environ 900 agents.
Il accueille, en consultation, en moyenne quinze mille personnes.
Si le projet de délocalisation de l’hôpital, qui mijote dans les hautes « marmites » de l’Etat, est contesté mais aussi contestable, c’est bien parce que la question de sa pertinence se pose.
En effet, la décision de délocaliser devrait être basée sur une analyse beaucoup plus globale qui ne s’arrête pas simplement aux problèmes d’accès des banlieusards à l’hôpital et la vétusté de ses installations. Voici quelques raisons qui pourraient justifier le maintien de l’hôpital sur son site actuel.
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Fig 1.15 – Structures environnantes

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En terme systémique, on réduirait les difficultés de prise en charge en cas de gros incidents avec la présence de l’HALD notamment avec tous les risques environnementaux qui nous guettent (risque environnemental dans les môles du port de Dakar, les industries situées à Bel-Air qui manipulent des produits chimiques extrêmement dangereux, etc.).

 

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Toutes les cliniques et tous les hôpitaux évacuent leurs patients vers l’hôpital Aristide Le DANTEC en cas de complications.

 

 

La liste n’est pas exhaustive. Mais on voit bien qu’il ne faut pas « tutoyer l’obstacle » en s’enfermant de façon simpliste sur des problèmes d’accessibilité des populations et de capacité d’accueil.

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L’ensemble des parties prenantes convient que l’hôpital Aristide Le DANTEC doit rester sur son emplacement actuel fort de ses atouts qui en font une implantation idéale pour se refaire une santé si l’on tient compte des conditions climatiques liées à ce lieu et son environnement.
Aussi, sur le plan historique et culturel, l’hôpital Aristide Le DANTEC, à travers la célébration de son centième anniversaire, a démontré son utilité publique et son ancrage dans le système sanitaire sénégalais.
M. Macky SALL, président de la République du Sénégal, disait lors de la célébration de la fête de Tabaski à la Grande Mosquée de Dakar : « Nous n’avons pas assez de richesses naturelles, mais nous avons des idées ».
La ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Eva Marie Coll SECK, devrait porter cet ambitieux projet et défendre sa réalisation rapide sur son emplacement actuel.

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Le projet d’établissement (regroupant le projet médical et le projet architectural), de par son processus d’élaboration participatif et inclusif mené depuis plus de 7 ans, demeure exemplaire avec l’implication de tous les acteurs dont le Pr Cheikh Tidiane TOURE, tous les professeurs et chefs de service, sans compter la participation des médecins, infirmières, infirmiers, des garçons de salles, du personnel à travers leurs représentants syndicaux, sans oublier l’administration, l’architecte et son équipe. Cette volonté collégiale a été réaffirmée lors de la
cérémonie d’ouverture du centenaire de l’HALD par les interventions de chacun pour la mise en oeuvre rapide de ce projet d’établissement.
La direction de l’hôpital Aristide Le DANTEC a toujours soutenu ce projet : M. Seydina Issa LAYE, Dr Cheikh Tacko DIOP. Aujourd’hui, M. Saliou DIALLO a fait sienne la charge de pérenniser les actions des précédents directeurs pour que ce projet soit inscrit parmi les grands projets de Macky SALL, président de la République du Sénégal.

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L’architecte que je suis est convaincu, qu’à ce stade, rien ne peut remettre en question la volonté des acteurs du fait de la pertinence du projet sur le plan national, régional et même international.
Nous saluons ce compagnonnage qui demeure un mariage de raison, car l’idée d’un hôpital autrement est noble. Sans l’adhésion totale des partenaires, nous n’aurions pas eu le courage de continuer.
Nous croyons à une volonté politique courageuse pour qu’enfin le Sénégal soit doté d’une structure sanitaire au service de nos populations mais aussi de celle de la sous région, une structure moderne, efficace et rentable.

A titre de comparaison, l’hôpital Aristide Le DANTEC a la même surface utile que le village de Dubaï en 1948, illustré par un portrait géant en noir et blanc accroché dans l’espace de transit de l’aéroport international de Dubaï. Ce portrait représente un « vieillard » dans une position accroupie auprès de sa pirogue de pécheur : ce pêcheur est le père fondateur de Dubaï.
Aujourd’hui en 2012, cet ancien village de pêcheurs a une influence mondiale et possède la tour la plus haute du monde « Burj Khalifa ». La richesse naturelle de Dubaï n’explique pas à elle seule ce développement fulgurant, poussé par la volonté politique de l’Emir actuel, fils de ce vieil homme qui a fait de Dubaï un carrefour international.

 

Une réflexion au sujet de « Hôpital Aristide Le Dantec »

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